Marc Blanchard Virus Docteur

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mardi 25 mai 2010

Les Ghostnets : Êtes vous un Soldat de la cyber-guerre en cours?

Etat des lieux :

Type de délinquances qu'un simple PC peut héberger :

Espionnage des particuliers:

Comptes mails (mots de passe, accès sites sécurisés, etc)
Comptes Web 2.0
Identités et comptes bancaires
Carte d'identité, passeport, impôts, cartes grises, permis de conduire (documents scannés) au vue de création de faux
Machine zombie pour propager du SPAM (Zeus)
Hébergeur de systèmes de billing pour les FakeAV (mules)

CyberGuerre à partir des machines des particuliers:
Soldat de botnet : essentiellement en IRC
Soldat de ghostnet : en HTTP2P
Hébergeur de codes d'attaques
Des séquences d'attaques
Des logs des états lorsque les attaques sont en cours
L'hôte est référencé sur les moteurs de recherches

Voici un phénotype de ma base encyclopédique malwares qui montre le peu de perception par l’utilisateur face à une infection de ce type. Ces perceptions ne sont que des comportements fréquent du système et donc fréquemment ignorées par les utilisateurs.

La réalité est tout autre !

Voici un phénotype de ma base encyclopédique malwares qui montre toutes les technologies invisibles et pouvant être installées sur la machine de l’internaute à son insu et pleinement fonctionnelles.

Les Ghostnet :

C'est une évolution de grande ampleur des techniques botnet vers un réseau de machines zombies utilisant les technologies suivantes :
CLOUDING via le protocole HTTP-P2P,
Référencements sur les moteurs de recherches
Notion des machines soldats
Bridge de répartition de machines soldats
Processus de calculs des machines dépendantes du bridge

Objectifs:

Les DOS,
DDOS de pays gênants
DDOS des sociétés commerciales gênantes,
Héberger des plans et documents d'états,
Héberger des plans et documents terroristes,
Envoyer des informations nécessaires aux actions terroristes du monde réel
Entretenir une puissance de calcul et de bandes passantes importantes
Création de faux serveurs pour les FakeAV,
Phishing, vols
Rester indétectable

Le clouding ou le cloud computing:

C'est une technologie qui permet d'offrir des services ou logiciels, qui sont déportés sur de grandes infrastructures professionnelles, aux usagés sans aucune (ou presque) installation locale. Cette extraordinaire invention marketing est essentiellement faite pour faire payer les utilisateurs davantage...on leur expliquera que les ordinateurs qu'ils possèdent ne sont plus assez puissants!!!

Le clouding s'est largement développé, et voici un petit résumé de quelques applications/services de cloud computing.

Avantages Pour les TPE/PME:
Bénéficier d'une infrastructure technologique très performante
Bénéficier d'aucun frais de maintenance ou presque
Payer des services logiciels au besoin et à la demande

Pour les grandes structures Bénéficier des dernières innovations logicielles Baisser les coûts administratifs et d'administrations informatiques Bénéficier d'intégrations sur mesure en fonction des standards logiciels/machines du moment Bénéficier d'aucune rotation de matériel serveurs et donc d'administrations réseaux

Désavantages :
La sécurité
La qualité des chiffrements des données
La disponibilité des connexions internet
Les rapidités des lignes internet
Les payements à la demande !

C'est BOINC, qui a été le précurseur dans le domaine du clouding avec les calculs scientifiques du SETI@Home nécessaire pour déporter les unités de calculs puis rapatriement des résultats par le net.

Le principe est simple, un screen saver spécifique se met en mode calcul pendant les inactivités du processeur.
Tout cela a été développé pour des raisons de manque de budgets pour des acquisitions de gros calculateurs.

Aujourd'hui, le Boinc héberge de plus en plus de projet du type SETI@HOME. Le seti, aujourd'hui, a 573.000 machines d'internautes pour une puissance moyenne par heure d'environ : 5,551.80 TeraFLOPS.

Le ghostnet est l'évolution OBLIGATOIRE des botnets de grandes envergures. J'avais traité du sujet botnet sur ce blog, je ne vais donc pas y revenir.

Nous allons étudier cette évolution dans ce post.

Historique : J'ai commencé des études épidémiologiques sur le ver Confiker mutant dès sa naissance.
Depuis février 2010, a évolué de façon émergente du mode technologique du botnet au monde ghostnet, actuellement utilisé.
Les études ont bien démontré que ce ver est en constante évolution.
Je me questionne sur le pourquoi des chercheurs en sécurité informatique délaissent les technologies utilisées par ce ver.

Aller, on va dire que c'est parce qu'ils le détectent : FAUX!

Où bien parce que les patchs Microsoft empêchent le ver de se propager : FAUX.

Je m'explique :

La principale différence entre le monde du botnet et celui des ghostnets est qu'un réseau botnet interface ses clients et ses serveurs de façons nominatives via les IRC ou même celui des référencements sur certains moteurs de recherche de machines d'internautes avec des noms de domaines aléatoires.

Ces machines intégrant un réseau botnet ont une mission de serveur hébergeur ou de client sur un seul niveau Ethernet (à ne pas confondre avec internet;-)
En d'autres termes, les machines d'un réseau de botnet utilisent la technique que l'on ne nomme plus du 'Client/Server'. Un ou plusieurs clients communiquent avec un serveur nominatif.

Le monde des réseaux ghostnet est différent.
On utilise le clouding pour multiplier les puissances de calculs, de stockages, de transmissions de données contenant les instructions des attaques (codes, durée, victimes, stratégies, etc) et contrôler les réplications et gestions des bridges.

Un bridge est un procédé utilisé dans le monde du clouding qui consiste à donner un nom de domaine pour le service offert, et le répartir sur de multiples serveurs qui héberge le service concerné.

Les ghostnet utilisent cette technique afin de renforcer le nombre de machines actives, et obtenir une infrastructure de très forte puissance.

Voici un résultat théorique s’appuyant sur les comportements des différentes mutations de codes et en fonction des puissances des machines, des capacités RAM et bandes passantes que mon campus antimalware a pu vérifier sur diverses plateformes présentes sur le campus antimalware (deux réseaux contaminés indépendants au niveau hardware, lan et connexions internet sur Paris, idem sur un seul réseau contaminé sur la Vendée) :

En fonction des puissances machines, RAM et bandes passantes, il s’est avéré avec les résultats d’études isomorphiques et le compte-rendu des recherches homorphiques, que les comportements d’une machine à l’autre, d’un réseau à l’autre et d’une connexion internet différente de l’autre, des comportements différents.

La copie écran si dessous, démontre bien que le même nom de domaine qu'une machine hôte infectée va rechercher, à quelques minutes d'intervalle, est dirigée sur des adresses IP différentes.

LES RAMIFICATIONS INFECTEES au jour J de l'expérience:

Voici les procédés effectués dans cette expérience.

On infecte une machine utilisateur saine avec le ver.
On y installe une sonde réseau.
On attend que les référencements de nom de domaine dynamique, qui est associé à cette machine utilisateur, soient effectués par le ver.

On attend que la machine soit référencée sur le net.

On commence l'expérience.

Le vers va commencer une activation de recherche de machines hôtes afin qu'il se géolocalise dans une infrastructure réseaux la plus réactive à ses requêtes réseaux. Dans l'exemple ci-dessous, il cherche sur fr.ask.com ses ramifications.

Une fois effectuée, le ver va s'implémenter dans une des ramifications réseaux que nous allons pister pour l'expérience.

Nous prenons un des noms de domaines que le ver contacte. Grâce à notre sonde, nous allons vérifier l'adresse IP qu'il appelle en fonction du nom de domaine.

Nous tentons de tracer cette adresse afin de vérifier si nous sommes en technologie hybride botnet/ghostnet ou bien en technologie pure ghostnet.

Dans le cas d'un botnet, nous n'aurions qu'une seule IP de visible par rapport au nom de domaine.

Nous sommes donc en présence d'une technologie ghostnet.

Cette adresse est donc un bridge, car elle référence une multitude de noms de domaines.

Nous prenons un des noms de domaines afin de continuer notre investigation.

On s'aperçoit sur l'image ci-dessus, qu'une autre ramification est présente.

Nous allons montrer deux cas de figure:

Une autre ramification à partir de cet étage de ramification, qui devra être suivie jusqu'à la terminaison pour finir l'étude de l'investigation de la branche.

Et voici une terminaison de la ramification à partir de ce niveau :

Tout cela pour quoi faire?

Les attaques préférées de ce ghostnet sont les DDOS.

De simples flood sont envoyés à un serveur victime, ou branche de serveurs victimes

Explications de l'attaque sur ce schéma:

Quelle est la puissance d'un tel ver comme Confiker ?

Un confrère chercheur/épidémiologiste a publié un compte-rendu graphique qui démontre bien la puissance d'un tel ghostnet:

Coté sécurité:

Il faut impérativement surveiller les pare-feux logiciels mais également des box ADSL.

Voici un exemple d'une LiveBox ayant conservée les authentifications d'usines : admin/admin

Les lignes surbrillées sont les lignes qui ont été ajoutées par le ver. Il est à noter qu'il ne s'est pas trompé, car la .15 est un linux tandis que les deux autres machines sont infectées.
Je travaille actuellement avec les gens de CISCO qui ont mettent à disposition un logiciel de traçage de botnets, qui devrait bloquer les émergences/attaques botnet mais également ghostnet ou réseaux invisibles.

A suivre dans cette section….

jeudi 19 novembre 2009

Méthode de calcul de l'emergence d'un stormworm (PenseBête)

Un petit pense bête perso pour mes recherches... Cela m'évite de chercher dans mes tablettes ;-)

Divergente Propagation

ρ=(‡Δt/pi)3600

‡=273000km/s Δt=time between 2 infections

jeudi 6 septembre 2007

[Scientifique] Les Egenes et nous !!! Partie 1

Un egène est un code malicieux mobile, mais mobile sous plusieurs formes aussi bien au niveau de leurs mobilités dans un réseau qu’au niveau de son propre code.

Nous parlons des réseaux Zombies.

Mais que savons nous de leurs:

- Activités ou de leurs objectifs

- Méthodes de fonctionnement

- Géolocalisations

- Durées de vie

- Modélisations

- Interactions sur internet

- Stabilités

En 2002, sur les undergrounds, une idée avait pris forme quant aux nouvelles dispositions sur les propagations de façons la plus transparente possible des egènes malicieux.

Rappel sur la VCI : Virus Communication Interface

Les Infections InterProcess :

Les egènes sont chargés en RAM et peuvent communiquer avec la VCI elle-même logée dans sa propre adresse virtuelle.

Les egènes envoient les informations du type comportement, ce qui a été contaminé, comment, pourquoi l’infection ne s’est-elle pas effectuée, etc… à la VCI en utilisant des protocoles basés TCPIP.

La Stratégie de la VCI :

La « Virus Communication Interface » est capable :

- d’envoyer et de recevoir les informations à une catégorie de egènes appelés Codes Modulaires

- La VCI est capable de se connecter au net pour télécharger des nouveaux exploits et de nouvelles formes de métamorphismes et les envoyer nominativement aux virus modulaires afin que leurs actions soient modifiées

Les 7 étapes que les codes malicieux doivent suivre :

- Portable : Le egène doit être développé pour être indépendant de la plateforme – pas seulement sous Windows

- Invisible : Le egène doit être implémenté pour utiliser des technologies métamorphiques utilisant les APIs systèmes pour rester indétectable le plus longtemps possible

- Indépendant : Auto-réplication Auto-execution sans interaction utilisateur, Embarquement de bases d’exploits

- Intelligent (auto-apprentissage): Le Worm doit être capable d’appliquer lui-même un nouvel exploit « en ligne » avec l’utilisation du protocole WormNet

- Integrité : Egene Modulaire (utilisant la V.C.I.) sont capables d’appliquer des changements substentiels de façon autonome afin d’être le plus caché possible

- Transparence : Pas de code constant (le code est toujours différent) et crypté Les cryptages pourront être différents à chaque contamination de fichiers ou d’ordinateurs cibles en utilisant ou pas la VCI ou via les Inter-Process Communication

- Courte durée de vie : Le egène est de travailler seul, de downloader / Uploader des nouvelles sources d’attaques ou d’exploit

Une fois la mission effectuée, il sera prévu une autodestruction après s’être installé sur une autre machine du subnet via un scanner réseau, un botnet et un rootkit

Durée moyenne d’installation sur la machine victime est estimée entre 2heures et 4 jours

.... A suivre ... Que s’est-il passé depuis ?

[Scientifique] Les Egenes et nous !!! Partie 2

Que s’est-il passé depuis ?

Sont apparus de façon significative :

- Les backdoors

- Les codes modulaires

- Les botnets

- Les rootkits

- Les exploitations des failles de sécurité OS et Applis

- Les différentes méthodes de chantages

- Spam

- Phishing

- Pharming

- Keyloggers, etc

Les conséquences :

De nouveaux protocoles sont arrivés exploitant :

- Les applications vulnérables

- Les ports IP standardisés,

- De nouvelles utilisations de ports transparentes pour les firewalls

- Du social engineering

- De la fraude bancaire

- De la fraude de DNS et de noms de domaines

Les recherches :

Les recherches épidémiologiques changent car nous sommes confrontés à plusieurs types de techniques comme :

- La publication de egènes malicieux sur une période courte, afin de ne pas être détectés par les antivirus

- Le Pharming et le DNS poisonning deviennent à la mode

- L’exploitation des réseaux Zombies qui sont maintenant très nombreux

- Les ‘advanced’ worms réplications très émergente utilisant des techniques de multi-threading

''Explications :

- Les Worms à technologie séquentielle infectent un parc de 180000 machines en moins de 500 minutes

- Les Worms à technologie multi-threading utilisant ainsi le parallélisme infectent 180000 machines en moins de 35 sec''

Etude sur les réseaux de E-genes Zombies :

C’est un environnement flou d’un egène et sa capacité d’interagir à travers divers composants.

C’est pourquoi nous sommes obligés d’appréhender le problème différemment avec les egènes qui utilisent les méthodologies du WormNet.

On établit une Carte d’interaction comprenant :

- La Géolocalisation des egènes dans le monde

- Des prédictions de briques élémentaires pour déterminer la dynamique de cet egene

Nous travaillons également sur la composante Temps

- Satellisation de son action sur un temps court

Nous essayons alors de déterminer son évolution :

- Si elle est cyclique - ou si elle est proportionnelle

En ce qui concerne les briques élémentaires, on essaie d'etablir :

- La Définition du réseau zombie

- Si il est Stable ou Instable

- Si sa Qualité est bonne

- Egalement les Process de routage

- Comment les Filtrages peuvent etre effectues par les FW

- Enfin des prédiction sur une Implémentation probable via une modularité de code

On finira notre recherches par des Etudes de Comportements :

- Taux de redépart de l'attaque

- Taux de dégradation (détection AV, blocage FW, etc)

- Stabilité du réseau

Les attaques evoluant chaque jour, nous adaptons ces nouvelles recherches épidémiologiques en fonction des nouvelles technologies des codes malicieux.

http://h2020.ath.cx / michael.recup@h2020.ath.cx